mercredi 18 novembre 2009

Argh!



Je pensais que Panini publiait la fin de 'Transmetropolitan", l'un des meilleur comics existant, et bien NON!
il reste 6 n° a publié avant d'avoir l'intégralité sous la main!
SPIDER RULEZ!

La saison des fleches


Préparez vos parapluies, novembre est arrivé et a amené avec lui, "La saison des flèches".

Ce mois de novembre est vraiment riche en très bonnes bandes dessinées, à tel point qu'on ne sait plus quoi lire à Apo(k)lyps tellement la tentation est forte de toute part. Il ne reste qu'à se fier à son instinct de libraire, au hasard et aux conseils éclairés que l'on peut recevoir afin de choisir quoi lire en premier. Hier, porté par tous ces éléments, mon choix s'est arrêté sur "La saison des flèches" de Samuel Stento et Guillaume Trouillard.

L'histoire, après quelques pages sans texte qui nous placent le décors, commence par une étrange brochure qui nous explique comment bénéficier d'un indien chez-soi pour la modique somme de 19F. Les protagonistes de cette histoire vont donc profiter de cette offre et découvrir les joies de la vie en compagnie de véritables indiens fraichement sortis d'une boite de conserve. Car oui, dans l'univers étrange de "la saison des flèches", un indien (et toute sa famille) peut tenir tout entier dans une boite de conserve somme toute très classique.

D'abord amusé par les entreprises de leurs locataires (qui sont alors traités comme des animaux de compagnie plus que comme des êtres humains), leur perception change peut à peut, passant de l'inquiétude à l'adoption de certaines coutumes indiennes. Le journal tenu par le mari d'abord extrêmement présent laisse finalement la place à un récit principalement composé d'images.

Ce changement est symptomatique du processus principal engagé dans cette bande dessinée. Tout y est évolution, transformation et, quelque part, élévation. Un indien sort d'une boite de conserve, le Far West s'invite dans un appartement et l'homme retrouve la nature sauvage.

Onirique, captivant, un brin écologiste, le tout soutenu par de magnifiques dessins à l'aquarelle, cette BD saura vous faire entrer dans son univers atypique.

La saison des flèches
Samuel Stento - Guillaume Trouillard
Les Éditions de la Cerise
20€

samedi 14 novembre 2009

selection brunch manwha, suite et fin!

Le visiteur du sud 1&2
Oh Yeong Jin, technicien sud-coréen du bâtiment est envoyé en Corée du Nord pour installer des canalisations. Sur le chantier, le manque de moyens et l’organisation rigide de la vie quotidienne compliquent le travail. Dans les discussions, les questions politiques émergent parfois, mais rien ne doit remettre en cause l’idéologie d’état. Les échanges entre les Coréens du Nord et leur « visiteur du Sud » empruntent des chemins tortueux qui en deviennent comiques. Pourtant, malgré les différences culturelles et sociales entre nord-coréens et sud-coréens, le séjour de M. Oh laisse entrevoir bien des points communs.

Ce livre, publié en Corée du Sud par GCK Books en 2004, a été primé à plusieurs reprises :
2004 Best Planning, SICAF Award, Seoul
2004 Special Prize, Korean Comic Award, Seoul)
et vient de recevoir en France le Prix Asie-ACBD 2008 pour la traduction française aux éditions Flblb.

Le tome 1 du Visiteur du Sud, relatait l’arrivée, puis les premiers mois en Corée du Nord de Oh Yeong Jin, chef de chantier sud-coréen, envoyé de l’autre côté de la frontière pour installer des canalisations. Dans le tome 2, l’auteur se fait plus introspectif, et évoque même sa pratique du journal intime, tout en poursuivant son portrait de la Corée du Nord au quotidien. Sur le chantier, dans les champs, dans les bars, partout où la vie suit son petit bonhomme de chemin, malgré les contraintes imposées par le gouvernement, son trait expressif, proche du dessin de presse, souligne les incongruités et les décalages entre habitants du Nord et du Sud, autant que leurs points communs.
Les histoires dessinées sont entrecoupées de textes qui développent certains aspects historiques ou culturels.


Park Kun-woong a publié Fleur en 2002. Créateur de bandes dessinées impliqué dans de nombreux mouvements artistiques, il développe tout particulièrement le thème des traumatismes de l'histoire contemporaine de la Corée. Un premier tome muet, qui raconte l'occupation japonaise de la Corée. Deux autres consacrés à la guerre qui séparera le Nord du Sud, du point de vue d'un villageois torturé par les soldats du Sud à la recherche des communistes que, finalement, il ralliera. Imitant la gravure sur bois et l’estampe, Park Kun-Woong, 30 ans lors de la publication, signe une épopée majeure, pleine de vide et de sens. Un travail que le jeune auteur a mis cinq ans à réaliser dans un style expressionniste, mêlant originalité et puissance d’évocation rarement atteintes. Jaeng-tcho, le personnage principal, est maintenant un vieillard croupissant dans une geôle sans espoir et refusant de céder, même à la torture. Ses souvenirs représentent son unique refuge. Plus que l’histoire tourmentée du XXe siècle coréen, Fleur transcende par son style fragmenté la simple énumération tragique. Amour, amitié, trahison, violence inhumaine et imbécillité bien humaine, Jaeng-tcho invite à traverser sa vie, que ce soit sous l’occupation japonaise ou dans le camp des partisans du Nord, qu’il rejoint pour fuir la violence du Sud dont les soldats n’hésitent pas à anéantir des villages entiers ou à enfermer des peintres qui utilisent du rouge dans leurs toiles... Avec la vie comme seul objectif, le récit illustre à merveille la phrase de l’un des compagnons pour qui la plus belle des fleurs est celle «de l’espoir qui a surmonté toutes les souffrances pour voir le printemps». Une telle histoire, terrible et sensible où les «bons» et les «mauvais» ne sont pas clairement déterminés, était encore impensable il y a quelques années dans le Pays du Matin calme.

Peu après Fleur, le dessinateur Park Kun-Woong revient sur les tueries dont son peuple fut témoin au début des années cinquante, conflit fratricide diligenté par la politique néo-colonialiste américaine. Une guerre profondément ancrée dans l’inconscient collectif coréen et une Histoire manifestement tue pendant un long moment, comme en témoigne l’écart de plus de cinquante ans entre l’auteur et le dessinateur de ce livre. Plus accessible que Fleur, dont le premier tome, muet, a pu rebuter quelques lecteurs, Massacre au pont de No Gun Ri présente un historique détaillé de la guerre de Corée, tout en centrant son propos sur la tuerie dont furent victimes près de 300 civils, réfugiés sud-coréens, pris sous le feu zélé de l’armée américaine, et ce 4 jours durant.
Une fresque glaçante de la barbarie impérialiste et de la déshumanisation guerrière. La force de ce récit réside dans la justesse du ton employé par l’auteur et cette cassure qu’il a su instaurer. Après la sensation de froideur inhérente à des événements qui semblent éloignés lors de la première partie, le contraste avec ce qui suit est terrible. La puissance évocatrice des propos rapportés par les victimes ayant survécu est d’une force sans égale pour exprimer l’atrocité de l’instant, un instant qui se dilue sur quatre jours. Ce temps qui n’en finit plus d’être exploré dans ses moindres recoins par Park Kun-Woong, à tel point que le lecteur en arrive tôt ou tard à ressentir le besoin d’en sortir tant la nausée le prendra à la gorge, tant le procédé d’identification sera efficace et douloureux. Si le dessin conserve des traits fortement évocateurs, la colorisation en différents niveaux de gris évite le voyeurisme et permet au texte de toucher avec précision certaines cordes sensibles. Mais derrière ce premier rideau de douleurs, encore plus dures et profondes sont les décisions que ces damnés vont être amenés à prendre. L'illustration en noir et blanc est tout simplement magistrale. Le trait de Park Kun-woong est d'une simplicité redoutable, terriblement efficace et d'une grande expressivité. En Corée ses livres sont publiés par Sai Comics, petit éditeur dont l’approche éditorial peut s’apparenter à celle de l’Association en France.

vendredi 13 novembre 2009

selection brunch manwha

Corée

Histoires courtes mettant en scène l'univers de la Corée sous forme de bandes dessinées réalisées par 6 auteurs français (Catel Muller, Igort, Guillaume Bouzard, Hervé Tanquerelle, Vanyda et Mathieur Sapin), avec, en réponse, la vision de leur propre pays de 6 auteurs coréens (Lee Doo-ho, Park Heung-yong, Choi Kyu-sok, Byun Ki-hyun, Chae Min, Lee Hee-jae). En 2006, un an après la parution de Japon (sous-titré « Le Japon vu par 17 auteurs ») dans sa collection « écritures », Casterman reprend la même formule pour nous servir un Corée (ou « La Corée vue par 12 auteurs ») — et une couverture presque à l’identique, des auteurs mentionnés en arc de cercle jusqu’au duo « enfant + animal » pour l’illustration. Les choses changent un peu à l’intérieur, puisqu’on n’y trouve pas d’autre fil directeur que l’alternance auteur occidental / auteur local, contrairement au précédent volume où les histoires étaient organisées autour d’une lente remontée vers le Nord de l’Archipel.

Du côté occidental, pas forcément de surprise — les auteurs sont un peu moins « en vue » que ceux qui étaient du voyage nippon, mais il faut se rendre à l’évidence que le dépaysement cède le pas devant ces univers narratifs déjà plus ou moins établis. Bouzard ou Mathieu Sapin ont beau être en Corée, ils signent avant tout du Bouzard (tendance autobio gentiment surréaliste) et du Mathieu Sapin (personnages barrés et une bonne dose d’absurde), se contentant d’y rajouter l’étonnement face à l’altérité.
Par contre, la découverte est du côté des régionaux de l’étape, puisque, contrairement à Japon qui ne recelait qu’un seul auteur encore non publié en France au moment de sa parution, quatre des six auteurs coréens du recueil sont dans ce cas — l’occasion de repérer des coups de patte (Doo-Ho Lee, Hee-Jae Lee) ou d’apprécier des voix prometteuse (Ki-Hyun Byun, Chaemin).

Quelques jours en France

Fin 2006, sous le titre Corée, Casterman publiait, dans la collection Ecritures, un recueil de douze fictions courtes consacrées à ce pays d’Extrême-Orient. Après avoir séjourné sur place, six auteurs francophones y portaient, en toute liberté, un regard personnel et subjectif sur le « pays du matin calme », rejoints par six auteurs coréens invités à porter témoignage de leur culture et de leur environnement.

Conçu selon un schéma pratiquement identique, l’ouvrage collectif qui paraît en cette rentrée est en quelque sorte la réplique à l’album de 2006. Après avoir séjourné et circulé en France pour préparer ce livre, six auteurs coréens, chacun sous la forme d’une fiction originale d’une quinzaine de planches, témoignent en toute subjectivité de leur expérience d’immersion française. En complément, quatre auteurs francophones racontent à travers une fiction inédite, chacun à sa manière, ce qu’est leur perception de la société française d’aujourd’hui.

Un regard riche, composite et contrasté, qui permet de redécouvrir sous un angle neuf le travail de chacun des dix auteurs associés à cet ouvrage collectif.

jeudi 12 novembre 2009

Dédicace!

Turalo, auteur du "Blog de Franquin" ( livre qui va etre retiré de la vente dans les prochains jours)sera en dédicace à la librairie!
viendez nombreux à sa rencontre!

Brunch manhwa 3eme épisode




Si les lecteurs francophones connaissent bien, désormais, le manga japonais, il découvre à peine ce qui se fait en matière de manhwa, la bande dessinée coréenne. Véritable phénomène culturel et commercial, le manhwa peine à se développer en dehors des sentiers rebattus du manga. Cependant, des formes plus radicales et des propos d'auteurs véritablement contemporains émergent des dizaines d'écoles de bande dessinée de Séoul. Un seul éditeur a eu le courage de les éditer: Saï Comics, de Kim Dae-Joong. La 5e Couche a choisi de traduire dix d'entre-eux. Pour de meilleurs lendemains rassemble la crème de bande dessinée coréenne contemporaine. Ces dix auteurs à la narration et au graphisme puissants font partie, pour la plupart, du collectif Anazo, issu de la section animation de la Korean National University of Arts. Ils explorent chacun à leur façon leur univers intime ou quotidien, avec des moyens graphiques toujours renouvelés.
Jolie idée que celle des éditions La Cinquième Couche de proposer un panorama de la bande dessinée coréenne, histoire de prouver que le coup de crayon au pays du matin calme n’est pas qu’une pâle imitation des mangas japonais. Le manhwa, le comics de Corée du sud, apparaît à travers ce livre, comme riche et varié, novateur et libre. Pour De meilleurs lendemains regroupant une sélection de travaux de 10 auteurs savamment choisis, et pour la plupart membres du même collectif. Si certains trucs tiennent davantage de l’improvisation et/ou de l’expérimental purement graphique un poil hermétique, d’autres donnent avec bonheur dans l’absurde corrosif, tant dans le trait que dans le scénario (Je Me perds dans le carrefour), ou distillent une jolie et fine mélancolie (Celle Que j’aime). Une variété qui fait de cet ouvrage un florilège donnant largement raison à La Cinquième Couche: la Corée est un vivier graphique !

mercredi 11 novembre 2009

Brunch manhwa 2eme épisode!




Quitter la ville

C’est prendre ses distances avec Séoul, cette mégalopole anthropophage qui en laisse plus d’un sur le carreau, à l’image de Chamallow, le narrateur/auteur. Dessinateur sans le sou, obligé de se briser le dos en tâches ingrates pour survivre. Kim Su-bak nous parle de son quotidien, et évoque une période de sa vie lors d’un voyage qui le mène hors de la ville, à la recherche d’un ami qui lui, a déjà décidé de tourner le dos à une certaine modernité, pour vivre plus simplement loin, loin dans la campagne. « Partir voir quelqu’un, cela signifie aussi quitter quelqu’un ou quelque chose. La vie me semble ainsi être ce mouvement permanent entre séparation et rencontre. La séparation est toujours solitaire et douloureuse. A force de séparations, j’ai fini par les aimer. Quand je voyage, je me rends compte en me baladant ici et là que je me découvre moi-même. C’est amusant d’apprendre à se connaître. »La vie pas toujours facile d'un jeune dessinateur sans le sou qui a 1 an de retard sur son loyer et fini par aller squatter un immeuble en construction. Il n'avance pas sur son projet de dessin (on le voit jamais dessiner !). Il fait petits boulots sur petits boulots dans une agence d'intérim, dans le bâtiment, acceptant des emplois pas toujours faciles. Un de ses amis est parti s'installer à la campagne, abandonnant sa vie « survolté » de séoulite. Notre jeune homme pense de plus en plus à aller le rejoindre pour quitter cette vie qui ne mène à rien. Dans le premier volume, nous somme plongé dans la vie urbaine à Séoul. Séoul est l’un des deux personnages principaux de ce récit.

Outre son trait très dense, ses cadrages inaccoutumés, et ses allers-retours entre réalisme et onirisme, on se passionne pour l'itinéraire de ce charmant looser. Avant de quitter la ville pour rejoindre un ami qui s'est retiré loin de tout, l'auteur revient sur son quotidien à Séoul. Il est plus que désargenté : il ne mange que des œufs et n'a pas payé son loyer depuis bien longtemps. Il prend donc le chemin de l'agence d'intérim où il fait la connaissance d'ouvriers journaliers qui comme lui essaient de s'en sortir grâce aux travaux de chantier. Kim Su-Bak dépeint la société coréenne à travers ces marginaux, tous chargés d'une histoire tantôt burlesque tantôt pathétique. Le premier volume de ce diptyque, fait de flashbacks, de digressions et de réflexions en tout genre, nous permet de découvrir pour la première fois en français le travail de Kim Su-bak, et fait se marier avec intelligence et humour l’anecdotique à l’universel. L'ensemble est brillant, voire plus, et le second volume est attendu avec impatience.



-Quitter la ville, Kim Su-Bak, Atrabile 2009, 20€



La maison des Mickey, ou comment Disney a mangé Marvel...



mardi 10 novembre 2009

Brunch manhwa

La Librairie Apo (k) lyps et Voyages culinaires s'associent autour d'un brunch ce dimanche!

La cuisine coréenne est le point de départ d'un voyage thématique, ici, à la rencontre du manhwa en collaboration avec Laurent de la Librairie Apo(k)lyps

Une partie des bénéfices du brunch sera reversée au compte œuvre du Lions Club Neuilly Bords de Marne ainsi qu'au Lions Club Donghae en Corée du Sud. Apo (k) lyps participera également en fonction de l'intérêt que vous porterez à ce genre littéraire asiatique. Achat sur place ou commande pour des cadeaux de Noël, par exemple! ;-)

Nombre de places limité à 30 personnes afin de préserver une certaine qualité tant culinaire, animation et convivialité.
Prix : 55 € TTC / personne.

Charenton-le-Pont se trouve aux portes de Paris, près du bois de Vincennes. L'adresse vous sera communiquée lors de votre réservation par mail. C'est dans un appartement pour un aspect plus convivial. Il vous sera donc demandé de vous déchausser comme en Corée afin de se mettre au plus près de l'ambiance pour décoller vers cet univers. :-)

Pour ceux habitant en province ou à l'étranger et souhaitant profiter d'un week-end, il vous est possible de louer une chambre sur place.
Pour tous renseignements, contactez-moi par mail brunch@cuisine-coree.fr

Liste et résumés des titres sélectionnés des demain!

lundi 9 novembre 2009

mercredi 11 novembre 2010

En ce jour férié la librairie sera ouverte de 14h à 19h.
voila comme ça vous savez que vous ne pouvez pas dire que vous saviez pas.

jeudi 5 novembre 2009

Tipping point




Il y a quelques jours Sarbacane a publié "Tipping point, Téhéran 1979" de Hamed Eshrat.
Iranien, né en 1979, Il nous livre le récit de ses parents pendant la révolution iranienne.

"Ce terme anglais, tipping point, n'a pas d'équivalent français précis, on pourrait le traduire par « point de basculement sociologique », « point critique sociodynamique » ou «seuil de tolérance».

Cette expression tipping point ou « angle de repositionnent » est une expression technique de la sociologie qui se rapporte à un moment dramatique où quelque phénomène singulier devient commun.

Cette expression a été créée par Morton Grodzins, qui a étudié les voisinages d'intégration américains au début des années 1960. Il a découvert que la plupart des familles blanches restaient au sein de leur voisinage aussi longtemps que le nombre de familles noires restait comparativement très petit. Mais, à un certain point, quand « trop » de familles noires arrivaient (environ 10-20 %) par rapport à la population totale), les familles blanches restantes se retiraient en masse selon un processus qualifié de « fuite blanche ». Il a appelé ce moment le tipping point

L'idée a été répandue et consolidée par Thomas Schelling en 1972 (prix Nobel d'économie 2005). Une idée semblable est à la base du modèle du seuil de Granovetter concernant le comportement collectif."

source Wikipédia

Kurdistan iranien, avec leur petite fille, Elham. Ils attendent leur deuxième enfant, ce sera Hamed qui naîtra en 1979. Hossein est un bon père de famille qui travaille pour les services
secrets du shah, la Savak. Alors que la petite famille coule des jours heureux, la rue gronde : les propos virulents de Khomeyni vis-à-vis du shah attisent les haines et ce dernier réprime les manifestations dans le sang. Quand Khomeyni atterrit à Téhéran le 1er février 1979, l’armée se déclare neutre et la chute du shah est imminente. Devenus « ennemis de la révolution », les membres de la Savak et leurs familles sont contraints de se cacher, dans un Téhéran devenu le théâtre de manifestations de masse. Les bouleversements politiques conduiront la famille à s’exiler. En 1986, Hossein, Agdhas, Elham et Hamed obtiennent en RFA l’asile politique.

Hamed n'a pas vécu la révolution contrairement à Marjane Satrapi.
Son père étant membre des services secrets du Shah, sa famille n'est donc pas pro- révolutionnaire, contrairement à celle de Marjane.

Pas si simple réaliser une bd sur la révolution iranienne après "Persépolis", véritable succès de la "bd différente" et de son adaptation en film, primé à Cannes.
Pourtant l'approche narrative et esthétique sont très semblable, ce qui renforce encore la difficulté de l'exercice.
Seul le point de vue diffère, et c'est cela qui lui confère sa force, lui donne un intérêt historique indéniable.

Ancien étudiant des beaux arts de Berlin, Hamed a interrogé sa mère pour créer ce récit, héritant ainsi d'une histoire familiale traumatisante, et la recréant sur papier.
Ainsi en plus d'être une page de l'histoire du 20eme siècle, c'est également la biographie d'une période de la vie de sa mère.
L'influence graphique de Crumb se mêle à celles de Blain, Sacco ou même de Basquiat.
Un beau témoignage à mettre à coté d'autres bds reportage telles que "Persepolis"(évidement!), les livres de Joe Sacco ou encore de Daveaudau.
Bonne lecture!
Laurent

vendredi 23 octobre 2009

Cher lectrice , viens te faire prendre en photo à la librairie et gagne une console DSI!

Pour vous, chères lectrices, j’ai eu le privilège de tester en avant-première le jeu La Maison du Style sur DS. Ce jeu qui nous met dans la peau d’une vendeuse permet de gravir les échelons et de gérer sa propre boutique de vêtements !

maison_style

C’est véritablement mon coup de cœur de cette rentrée : La Maison du Style est en effet un jeu auquel il est difficile de résister. En quelques effleurements de stylet, on passe du stade de vendeuse à celui de gérante de boutique. De la déco aux marques des vêtements vendus, en passant par le style de notre propre avatar : tout est personnalisable.

Très complet, ce jeu pour toutes les fashioniastas de 7 à 77 ans (et au delà…) permet de s’immiscer dans le monde de la gestion d’entreprise. Gestion des stocks, augmentation de la réputation de la boutique, choix des marques, arrivée des nouvelles collection, choix de la déco, participation à des défilés… Tout est très réaliste. En tout, près de 10 000 articles, vêtements et accessoires, sont à débloquer au cours du jeu.

La gestion des clientes est particulièrement amusante : leur profil s’affiche avec leur budget. Elles expriment leur désir (par exemple, une tenue d’automne pour 250 € maxi). En fonction de son style et de son budget, il faudra lui proposer des vêtements susceptibles de lui plaire.

Le plus de ce jeu est la possibilité d’échanger des vêtements avec les copines qui possèdent aussi le jeu. Comble du réalisme, il est aussi possible d’envoyer des mailings, des prospectus et de réaliser ses vitrines.

Les + :

- Un jeu très réaliste.

- La diversité des actions le rend accessible aux jeunes filles comme aux femmes.

- L’aspect gestion d’entreprise est très intéressant.

Les - :

- Dommage, il n’existe pas encore, comme au Japon, la possibilité de jouer avec des marques réelles.

Jeu La Maison du Style sur Nintendo DS : en vente à partir du 23 octobre 2009.

Fashionistas en herbe ou confirmés, venez tester La Maison du Style sur console Nintendo DSi sur un bel espace entièrement dédié au jeu !


Pour la premiere fois, Apo (k) lyps accueille un espace habillé aux couleurs du nouveau titre Nintendo DSi : La Maison du Style. Une borne DSi est à votre disposition pour découvrir tout à votre aise ce nouveau titre qui vous plonge dans l'univers impitoyable de la mode !

Mais ce n'est pas tout ! La Maison du Style vous fait gagner des cadeaux du 15 octobre au 15 novembre.

Participez aux deux jeux-concours et gagnez des jeux mais aussi des console DSi !






Vous souhaitez participer ? Retrouvez toutes les informations sur les concours et le règlement en cliquant sur le titre.


Vous avez toujours rêvé d’ouvrir votre propre fashion store ? Alors La Maison du style est fait pour vous ! Commencez votre carrière comme simple vendeuse, puis grimpez les échelons jusqu’à ce que le directeur vous remette les clés de votre boutique de mode. Gérez vos stocks, prodiguez des conseils à vos clientes et faites fructifier votre affaire en choisissant vos collections !

Vous pouvez même enfiler le costume de directeur artistique et participer à de véritables défilés. La Maison du style est aussi un jeu interactif, connectable à Internet par Wi-Fi. Et grâce au mode multi-joueurs vous pouvez discuter et échanger des objets avec d’autres passionnés de mode. Imaginez-vous dévalisant les boutiques virtuelles du monde entier !


PARTICIPATION
Ce jeu est gratuit, sans obligation d’achat, et est ouvert à toute personne physique résidant en France
Métropolitaine (Corse incluse) à l’exception des membres de la société SEFA EVENT, NINTENDO, LA
BOITE COM’, SCP TEBOUL, NIVOLLET, FRANQUEVILLE, Huissiers de Justice Associés et les membres de
leur famille. Ce jeu est limité à une seule participation par personne (même nom, même prénom, même
adresse postale, même adresse e-mail, même numéro de téléphone portable).
La participation à ce jeu implique l’acceptation entière et sans réserve du présent règlement. La
participation de tout résident d’un autre pays que la France Métropolitaine (Corse incluse) ne pourra
être prise en compte.
Toutes les éventuelles difficultés pratiques d’interprétation ou d’application seront tranchées par la
société organisatrice, SEFA EVENT et en cas de désaccord par NINTENDO, LA BOITE COM’ et le SCP
TEBOUL, NIVOLLET, FRANQUEVILLE, Huissiers de Justice Associés.
Les coordonnées et les réponses incomplètes, non conformes au règlement ou reçues après la date
limite de participation ne seront pas prises en considération.
En dehors des demandes de règlement, il ne sera répondu à aucune demande écrite ou téléphonique
concernant le fonctionnement de ce jeu-concours.

Le jeu est ouvert du jeudi 15 octobre au dimanche 15 novembre 2009.
Ce jeu est gratuit et sans obligation d’achat. Il est annoncé dans les magasins participant à l’opération
via un flyer et une affiche, ainsi qu’en rappel dans la newsletter NINTENDO du vendredi 9 octobre 2009.
La société SEFA EVENT se réserve le droit de reporter, de modifier, d’annuler ou de renouveler le jeu et
les dotations mises en jeu si les circonstances l’exigent. En tout état de cause, sa responsabilité ne
saurait être engagée à ce titre.

Pour participer au sujet, il suffit de prendre en photographie sa tenue vestimentaire sur le thème
« Soyez la plus stylée des fashionistas » devant la silhouette à l’effigie du jeu vidéo « LA MAISON DU
STYLE » mise à disposition dans les magasins participant à l’opération et de faire parvenir la
photographie à SEFA EVENT par e-mail, par MMS ou par la poste.
Une seule photographie par participant est admise (même nom, même prénom, même adresse postale,
même adresse mail, même numéro de téléphone portable).

Trois modes d’inscription au jeu sont possibles :
1) Par e-mail
Le participant envoie sa photographie prise devant la silhouette à l’adresse suivante, avant le 15
novembre 2009 minuit (date de réception de l’e-mail faisant foi): lamaisondustyle@sefa-event.com
Le participant indique dans le corps du message envoyé les informations suivantes :
- Nom (obligatoire)
- Prénom (obligatoire)
- Adresse postale (obligatoire)
- Numéro de téléphone fixe ou de téléphone portable (obligatoire)
- Adresse e-mail (obligatoire)
- Le nom du magasin dans lequel la photographie a été prise (obligatoire)
- La ville du magasin dans lequel la photographie a été prise (obligatoire)
2) Par MMS
Le participant envoie sa photographie prise devant la silhouette à l’adresse suivante, avant le 15
novembre 2009 minuit (date de réception du MMS faisant foi) : lamaisondustyle@sefa-event.com
Le participant indique dans le corps du message envoyé les informations suivantes :
- Nom (obligatoire)
- Prénom (obligatoire)
- Adresse postale (obligatoire)
- Numéro de téléphone fixe ou de téléphone portable (obligatoire)
- Adresse e-mail (obligatoire)
- Le nom du magasin dans lequel la photographie a été prise (obligatoire)
- La ville du magasin dans lequel la photographie a été prise (obligatoire)
3) Par courrier postal
Le participant envoie sa photographie prise devant la silhouette par courrier à l’adresse suivante, avant
le 15 novembre 2009 minuit (cachet de la poste faisant foi) :
SEFA EVENT - CONCOURS PHOTO « LA MAISON DU STYLE » - 40 boulevard de Nesles - 77 420 CHAMPS
SUR MARNE
La photographie doit être accompagnée des renseignements suivants recopiés sur papier libre :
- Nom (obligatoire)
- Prénom (obligatoire)
- Adresse postale (obligatoire)
- Numéro de téléphone fixe ou de téléphone portable (obligatoire)
- Adresse e-mail (obligatoire)
- Le nom du magasin dans lequel la photographie a été prise (obligatoire)
- La ville du magasin dans lequel la photographie a été prise (obligatoire)
Toute inscription incomplète ou inexacte entraînera la nullité de la participation.
De même, une seule participation par personne est prise en compte (même nom, même prénom, même
adresse postale, même adresse e-mail, même numéro de téléphone portable).
La société organisatrice se réserve le droit de refuser toute photographie qui ne correspondrait pas au
thème « Soyez la plus stylée des fashionistas » du concours photo et/ou choquante et/ou qui porterait
atteinte de quelque façon que ce soit à l’intégrité et la dignité des personnes.

DESIGNATION DES GAGNANTS
Chaque responsable de magasin élira une photographie gagnante parmi l’ensemble des participations
valides, effectuées dans son magasin, conformes au présent règlement et reçues par e-mail, par MMS
ou par la poste avant la date limite de clôture du jeu, fixée au 15 novembre 2009 minuit (le cachet de la
poste ou la date de réception de l’e-mail ou du MMS faisant foi). Un gagnant par magasin sera ainsi
désigné.
Si l’un des responsables de magasin ne pouvait assurer ce rôle pour quelque raison que ce soit, la
société organisatrice se réserve le droit de le remplacer par toute personne de son choix.
Les photographies gagnantes seront celles que les responsables des magasins participants auront estimé
être les plus originales et les plus proches du thème « Soyez la plus stylée des fashionistas » en rapport
avec l’univers du jeu vidéo « LA MAISON DU STYLE ».


La meilleure photographie de chaque magasin se verra récompensée par les prix suivants :
- Une console Nintendo DSi d’une valeur de 169,90 €
- Un jeu vidéo pour Nintendo DS « LA MAISON DU STYLE » d’une valeur de 39,90 €

mercredi 21 octobre 2009

HP Tome 1- Asile d'aliénés


Toujours friand de récits de vie, je me suis plongé dans la lecture d'une nouveauté de l'Association: "L'Asile d'aliénés" de Lisa Mandel. Cette bande dessinée raconte la vie de cinq infirmiers en psychiatrie dans les années 1968 - 1973.

La B.D. se situe dans un contexte particulier qui nous semble insupportable: L'hopital psychiatrique des années 70. L'H.P. à cette époque est dans une période charnière, il y est utilisé à la fois d'anciennes techniques désormais dépassées (trépanation, etc...) et des techniques révolutionnaires mais qui aujourd'hui ont été abandonnées. Certaines scènes nous mettent véritablement mal à l'aise, que ce soit l'utilisation d'électrochoc, la sur-médicamentation ou certains comportement d'infirmiers.

L'ensemble de l'ouvrage nous permet de relativiser ces événements. L'humour est très présent, les protagonistes semblent dépassés par l'ampleur de leur tache, l'époque se prêtait à ce genre de comportement, etc... De plus certaines de ces pratiques ont encore cours aujourd'hui, généralement parce qu'aucune autre solution n'a été trouvé.

C'est une bande dessinée qui nous fait sourire, qui nous fait réfléchir et qui nous informe. Alors, même si l'on peut se sentir mal après certains passages, l'ensemble de l'œuvre porte un regard réaliste sur les soins en psychiatrie de cette époque. A la fois documentaire et témoignage sur un univers.

Et ce qu'on retient au final, c'est l'importance de l'humanité des personnages dans ce genre d'établissement, que ce soit positif (attention aux patients, gentillesse, compassion...) ou plus négatif (moquerie, abus, etc) Cependant, on ne tombe jamais dans l'excès et c'est ce qui apporte un équilibre à la BD, ce qui en fait un ouvrage de qualité.
Plus complet que "Vol au dessus d'un nid de coucou"dans sa description du "monde" psychiatrique, mais tout aussi drôle et intense.
Cet ouvrage est le premier d'un triptyque qui nous conduira jusqu'à l'état actuel des H.P.

HP Tome 1 : L'asile d'aliénés
Lisa Mandel
L'Association, collection Espolette
13€

jeudi 15 octobre 2009

Arrête d'oublier de te souvenir


Ce mois d'octobre est riche en parution de bandes dessinées américaines. On a tout d'abord eu droit à l'excellent "Plus cool tu meurs", la nouveauté d'Alex Robinson éditée "sous le signe noir de Rackham" et, pleinement satisfait de cette lecture, on attendait pas vraiment quelque chose dans la même veine si rapidement...

C'est donc avec une certaine appréhension que j'ai pu commencer à lire (moi, Rémi, modeste apprenti libraire dans cette belle structure qu'est Apo(k)lyps) "Arrête d'oublier de te souvenir" de Peter Kuper édité chez "Ça et Là".

L'appréhension fût bien vite chassée par l'impatience. Rien qu'en feuilletant la BD, on sait tout de suite qu'on tient dans nos mains un très bon moment de lecture à venir. Les dessins sont superbes, alternant le noir et blanc et le "sépia et blanc", la ligne est agréable et l'agencement des cases semble varier selon les situations.

La lecture confirme et explique ces choix graphiques. On est plongé dans une autobiographie qui nous entraine dans la vie de l'auteur (les passages en noir en blanc) entrecoupés de flashbacks (en sépia en blanc) qui ont toujours un lien avec ce qui se passe dans le présent.

Peter kuper nous emmène sur les traces de sa jeunesse, les difficultés rencontrées pour avoir sa première relation sexuelle, ses déboires amoureux, les amitiés forgées au fil du temps, les années folles des 70' où la drogue fait partie de la vie, sa passion incomprise (sauf de ses amis) pour le comics, etc... Le tout mis en contraste avec sa vie actuelle, beaucoup plus rangée et sérieuse. Mais son présent comporte également son lot d'aventure. En effet, c'est toujours compliqué de se préparer à être père... Et c'est ensuite encore plus complexe de vivre avec un bébé quand on est attaché à une vie de liberté. Et quand deux avions viennent frapper de célèbres tours jumelles, la vie semble bien différente par la suite...

Véritablement l'œuvre d'une vie, "Arrête d'oublier de te souvenir", nous rappel à tous des moments de vie ou nous plonge dans ce qui risque bien de nous arriver... Alors, que vous soyez nostalgiques de votre adolescence, que vous soyez jeune parent ou que vous rêviez de découvrir la vie d'un jeune américain des années "Sex Drugs & Rock&Roll" à aujourd'hui, plongez-vous immédiatement dans cette BD bourrée d'humour et d'émotions.

vendredi 9 octobre 2009

j'écoute Dylan en lisant un manga, part.2


La suite et fin, enfin j'espère...
il parait que mes phrases sont trop longues , je vais y penser.
Alors donc tout ça pour ça et donc je vais essayer de parler de"Heaven's Door".
Voila le résumé trouvé au détour du web:
Deux androïdes victimes d’une « panne » vivent une histoire d’amour dans le même rêve. Un jeune garçon trop distrait voit s’écouler une journée en l’espace de quelques minutes. Suite à la consommation d’une drogue étrange, un homme se retrouve prisonnier d’un rêve sans fin… Ce n’est qu’un aperçu des histoires fantastiques, terrifiantes, poétiques ou bouleversantes que nous raconte Keiichi Koike, le génial auteur d’Ultra Heaven. Une plongée indescriptible et vertigineuse dans l’univers du temps et de ses paradoxes, par le nouveau maître du genre, digne successeur de Katsuhiro Otomo (Akira) et figure prometteuse du manga d’anticipation.

Et comme j'ai la flemme aujourd'hui, je vous contenterai de ce résumé ( c'est pas comme ci on nous lisait....)

Keiichi Koike est un dessinateur et scénariste talentueux, qui réussit à me faire lire un autre manga qu'"
Eden" et c'est pas rien!
A l'heure ou les petits occidentaux rêvent d'Asie et ignorent la culture de l'image européenne, lui nous balance dans la gueule toute ses références en faisant des histoires bien foutues, drôles et intelligentes!
Je ne vais pas vous citer celles que j'ai remarqué ( t'as qu'à lire le post précédent!), mais je suis sur que mon admirable inculture m'en a fait louper quelques autres.

Ce recueil est un bijou de sf, et les histoires donnent à entrevoir le talent de narrateur de ce mec!
Chacune des histoires qu’il nous conte dans cet ouvrage explore un style plus ou moins différent des autres. Le fantastique croise la science-fiction, le commun se mélange à l’irréel. Les récits abordent également des différences de ton. Certains n’ont à priori pas de message à transmettre, d’autres ont une portée psychologique, émotionnelle ou quasi spirituelle. L’ensemble présente quelques inégalités d’intérêt mais la moyenne place la barre assez haut.
Outre ses scénarios complexes, Keiichi Koike brille aussi par ses talents graphiques. Parfois traditionnel, le découpage explose soudain pour laisser place à des expérimentations narratives entrainant alors le lecteur dans des délires hallucinés. Ces trips visuels et scénaristiques surprennent, mais leur force est telle qu’ils nous offrent des expériences fascinantes. Le mangaka sait aussi nous prendre par surprise en changeant de registre dans une petite série de gags totalement délirants, gardant toujours la petite touche Underground.

Bon! Et le rapport avec un karatéka à NYC?
Y'a bien une histoire assez trippé qui ce passe à NYC, et j'y ai vu un clin d'œil à Monsieur Otomo, mais c'est peut être parce que je prends de l'ultra heaven?

Ça va? Bref? Con?Si?

vendredi 25 septembre 2009

J'écoute Dylan en lisant un manga






J'adore Mr Otomo,

en sortant du club Dorothée, ce retrouver au ciné pour voir Akira, ça fait comme un choc.


Depuis j'ai lu le manga, la version us( couleur et censuré) la version japonaise( noir et blanc non censuré), et puis pas grand chose ne m'a fait frissonner et voyager autant que le travail de Katsuhiro Ōtomo, plus sauf peut être le boulot de Keiichi Koike.

Katsuhiro Ōtomo est passionné par le monde de la bande dessinée et du cinéma.
Un peu comme moi, la grande différence tient surtout à la qualité de ses dessins et à son univers.
Un peu comme moi, non je rêve les yeux ouverts.
Sa première histoire d'envergure est publiée en 1977. Intitulé Sayonara Nippon, ce manga raconte les aventures d'un karatéka à New York.
Amusant, vous allez comprendre pourquoi!

Akira commence à être publiée dans Young magasine en décembre 1982 . Brassant avec talent des thèmes classiques de la science-fiction, comme la manipulation psychique, la contre-utopie, dans un univers post-apocalyptique parfaitement dressé, Ōtomo, désormais totalement débarrassé de l'héritage de Tezuka qui marquait depuis les années 1950 la production japonaise de bande dessinée, « réinvente la bande dessinée à son propre compte »
Je pense que Keiichi Koike maitrise l'oeuvre d'Otomo sur le bout des doigts.
Akira fait parti des premiers mangas traduits en français et ne pas lire Akira sous prétexte que c'est un manga, c'est juste reconnaitre que l'on n'aime pas la bd, et que seuls les ignorants peuvent se permettre de dire des conneries.
Tout ça pour dire que quand Ultra heaven a été traduit par Glénat( encore eux, tiens?), le titre m'est passé à coté, je ne l'ai lu que quelques mois après, et la je me souvenu ce que j'aime chez Otomo, un trait, des décors, un univers , le futur, la critique de notre monde...
Ultra heaven peut sembler être une histoire d'Otomo, le jour ou Otomo consomme du lsd à la place de Chocapik, mais c'est surtout un graphisme bluffant que restitue l'imagination surpuissante de son auteur.
Dans un monde futuriste où l’usage des drogues est encouragé par tous les médias, un homme, toujours en quête de sensations fortes, recherche la drogue ultime, celle qui abolirait les frontières entre rêve et réalité. Sa quête le mène jusqu’à l’Ultra Heaven, une substance d’un genre nouveau, tellement expérimentale qu’elle ne circule que sous le manteau. Il décide de la tester, sans imaginer les conséquences que ce choix aura sur sa vie…
On pourrait alors croire que son scénario ne sera qu’un apprentissage des drogues, ponctué par un suite de poncifs qui ne laisserait au lecteur que peu de place à la réflexion. Il n’est heureusement rien. Même s’il évoque peu le futur dans lequel il situe l’action, on saisit rapidement la critique du système mis en place : une dépénalisation réglementée pour satisfaire la demande des salarymen, trop las pour tromper autrement leur ennui. Mais plus loin encore, Ultra Heaven est une recherche sur les sensations de chacun, et sur les raisons de cette évasion artificielle.
Loin des mangas linéaires, décomposés en chapitres facilement assimilables, et parfois dénués de construction avancée, le récit présente un schéma de plus en plus complexe, voire torturé, pour entraîner le lecteur dans la confusion et la panique du héros. On perd graduellement le peu de repères posés par le début de l’histoire et par une trame initialement basique ; on tombe dans une suite saisissante de tableaux alternant onirisme et réalisme sans pouvoir distinguer avec certitude l’un de l’autre. Malgré cette déstructuration du récit, on suit l’ensemble avec frénésie, devenant même accro pour tenter de percevoir le vrai du faux, pour autant que la chose soit possible.

Un peu de Moebius, un peu de Boucq, des éléments de science-fiction 70’s, quelques soupçons d’Akira, le tout sur un fond psychédélique où se côtoient trip hallucinogène et méditation transcendantale assistée par ordinateur, voilà le cocktail risqué que nous propose Keiichi Koike. Le plus étonnant, au premier abord, c’est le rendu visuel et graphique d’états de conscience altérés.

Côté graphisme, on est tout aussi bien servi ! Doublant le caractère ambigu du scénario, les planches présentent un découpage tantôt régulier, tantôt particulier jusqu’à devenir un amalgame d’images figurant l’incohérence sensorielle du héros. Cela rappelle les premiers découpages avant-gardistes d’Andréas, mais surtout certains récits de Moebius et de Georges Bess. On est réellement aspiré par ce flot de dessins, tournant les pages pour souffler dans les moments calmes, mais pour se rendre compte que l’apparence quiétude n’était qu’un leurre. Le second tome pousse encore plus loin ce principe fou en doublant le trip chimique à la technologie pour amplifier les niveaux de conscience. S’ensuit alors un très longue scène prenant presque tout le volume, mais qui n’apparaît durer qu’un faible temps, tant on se sent entraîné dans leur voyage psychédélique.

Véritable expérimentation, le manga, sur une trame mouvante dans laquelle on suit le personnage"marginal" et au fond désespéré, nous livre des moments et des visions délirantes, avec une acuité et une maîtrise de la logique à la bande dessinée étonnante ; jamais la succession des cases n’avait autant rendu la folie et ses détours. Des bras absorbés par des murs, des milliers de follicules qui rampent, la perception du temps qui vacille.

Vous l’aurez compris, ce récit ne s’adresse pas à tous les lecteurs : il faut pouvoir suivre l’auteur dans ses délires scénaristiques et graphiques tout en ne prenant pas au pied de la lettre ce monde dénué de tabou sur la drogue. Ce manga est fumé, souvent compliqué à suivre, mais vraiment intéressant, pour ne pas dire
hallucinant !

Mais attention, plus qu’une simple expérience de la drogue, Ultra Heaven est aussi la description d’un avenir tout à fait cohérent et réaliste. Là où le personnage principal est à la recherche de l’expérience ultime, celle qui lui permettra d’échapper à l’ennui fade de tous les jours, la majorité de la population, elle, se contente de supporter le quotidien morbide et ultra contrôlé du futur.
La police est à la fois discrète et omniprésente, tout comme la pub et les médias, l’humain moyen est un cadre sans histoire, dont la seule soupape de sécurité est l’utilisation d’une forme moins dangereuse et légalisée de drogue. En effet, plus personne ne va « boire », c’est trop imprécis, ça comporte trop d’effets secondaires non désirés. Les « pompes », pour injection rapide, contrôlent beaucoup plus efficacement les débordements de l’affect. Plus besoin dès lors de se soucier de l’insatisfaction, de la dépression et des autres dérèglements de la psyché, tout un chacun peut se rendre productif et efficace sans se laisser distraire.

Pourtant, si ces narcotiques inoffensifs sont une garantie de bonne humeur continuelle, tour à tour détendue et besogneuse selon l’envie, ils n’en rendent l’ensemble du monde que plus insupportable aux yeux de ceux que la réalité plate ne satisfait plus. Tel notre héros, prêt à se détruire, qui flaire l’arnaque derrière l’idée qui consiste à croire que tout ce que l’homme peut espérer de mieux, c’est de vivre une vie sans histoire, se conformer aux autres à travers un travail et une famille exemplaires et se détendre dans un bonheur vaguement artificiel.

Dans cet Amsterdam nippon, le héros correctement dégénéré s'adonne à l'autodestruction par l'exploration systématique des terres artificielles autorisés.
La trame qui lorgne vers un Philip K. Dick bien assimilé est l'occasion pour le créateur de laisser libre cours à son inspiration européenne (Moebius et Manara)... qui s'étale ici en audacieuses compositions dynamiques.

Ultra Heaven est manga riche qui vaut le détour !

quel est le rapport avec un karatéka à nyc, ou que j'écoute Dylan?

réponse au prochain post.

samedi 19 septembre 2009

fichtre de lecture!





Hihihi,
on a un nouvel ordinateur et pratiquement toute la librairie est en mode douchette, mais on trouve tout de même le temps de lire, et surtout de donner son avis éclairé à la lampe à huile sur deux trois belles sorties de la rentré, alors on lâche le Beigbeder et on se précipite pour lire la plus belle chose qui est arrivé ces 15 derniers jours, à savoir le subtil et intriguant "Pachyderme" de Frederik Peeters, éditer par Gallimard pour la modique somme de 16.50€.

Si un lecteur me connait(je suis Laurent, bonjour!), il va se dire que je n'ai plus que ce nom à la bouche, si vous êtes passé une fois à la boutique et que je n'ai pas essayer de vous mettre un (ou plusieurs) exemplaire des "Pilules bleues" dans votre sac c'est sans doute parce que je n'avais pas encore avaler la mienne, de pilule, pas de sac. On ne raconte pas "Pachyderme", on le lit, on le dévore, on le relit, et on en rêve. Il est en effet question de rêves, d'espionnage, d'amour, d'existence, de vie, de la Suisse, des années 50, d'une femme, d'un homme, d'un hôpital et d'usagers. Il est effet question d'un pachyderme et de pleins d'autres dermes. Ceux qui ont découvert Peeters avec "RG" vont peut être pas accrocher, mais ses lecteurs d'avant, ses lecteurs qui connaissent Atrabile, qui ont lu "Lupus", "Ruminations" ou encore "Koma", ceux la vont comme moi adorer ce livre, lui construire une estrade et l'acclamer! L'histoire, les couleurs, le découpage, les personnages, tout est simplement magnifique!

Frederik Peeters signe son livre le plus déroutant à ce jour, un Pachyderme où l’on peut rapidement perdre pied . Un récit mêlant espionnage, rêves étranges et ambiances fantastiques. Un freak show mental.(actuabd.com)

Les premières planches plongent immédiatement le lecteur dans un monde surréaliste: un éléphant couché bloque la circulation, une sorte d’énorme fœtus fait coucou de la main, un hôpital mi rassurant mi inquiétant surgit de la forêt. On est presque plus chez Bunuel que chez Lynch…
Car on a tendance à comparer ce petit bijou aux films de Lynch...

L'action se situant dans l'immédiat après-guerre en Suisse, on ne s'étonnera qu'à moitié du fait que la déambulation interloquée de la jeune femme soit parasitée par une rocambolesque affaire d'agents secrets au parfum de guerre froide.
Chez Frederik Peeters, le fantastique est une pente naturelle. Mais l'insolite, l'absurde, l'inquiétant même, ne sont que les composantes d'une fantaisie pointue, parfois déroutante, toujours incisive. Et quand la vérité se profile aux ultimes soubresauts de cette aventure, on admire sans réserve le talent d'un manipulateur hors pair : un inattendu portrait de femme était caché dans ce récit tout en trompe-l'œil virtuose. Que fait-il là, dès la deuxième planche, cet éléphant couché, inanimé (mort ?), au milieu de la route ? A coup sûr, il crée un embouteillage.
Mais encore ? Patience, car des questions, on n'a pas fini de s'en poser. Comme l'héroïne, qui, pénétrant dans l'hôpital où son mari a été transporté après un accident, est illico embarquée dans une sarabande où chacun, patient, infirmier (infirmière ?) et même défunt soudain ressuscité, semble avoir un petit grain. Mais ce n'est rien en regard des extravagances mousseuses et un brin pathétiques du vieux beau alcoolique qui tient lieu de chirurgien star de l'établissement. Un florilège de personnages touchants mais "hallucinés"!
Carice Sorrel va être confrontée à une kyrielle de personnages intrigants, doubles d’elle même, agents secrets en fuite, faux médecin, véritable amoureuse transie… Jusqu’à douter de sa propre existence. Dans cet album déroutant, récit à tiroirs sur les choix de la vie, l’auteur nous entraîne dans la foulée de Carice Sorrel. Sur le chemin qui la mène à l’hôpital, elle est arrêtée par un éléphant couché sur la chaussée( je crois que vous l'avez compris!). L’irruption de cet imposant animal est le point de départ d’un basculement lent, méticuleux et total vers le fantastique.Une longue série de bizarreries, spirale émotive qui aura sur elle des effets vertigineux. Sa vie va changer.

Quel que soit le genre que Frederik Peeters aborde, c’est à un voyage intérieur qu’il convie ses lecteurs.
Que ce soit avec la bouleversante histoire d’amour avec sa compagne séropositive (Pilules bleues, un best-seller d’Atrabile traduit dans dix langues), avec une science-fiction plus intimiste que galactique (Lupus, une série primée à Angoulême), avec le monde souterrain peuplé de monstres de Koma (scénarisé par Wazem) ou avec Pachyderme

Chaque nouvel album de Frederik Peeters est un événement. Après les magistrales séries Lupus et Koma, et l’épatant diptyque policier R.G.

On va toujours chercher l’exotisme ailleurs, alors qu’on peut rendre un pays comme la Suisse suffisamment exotique pour faire un bon décor. Par l’ambiance, la lumière, le silence, un certain confinement… Et ce choix colle avec la protagoniste, qui cherche à s’extraire d’un milieu grand bourgeois un peu pincé.Cela ne se réduit pas à un rêve car sinon le lecteur se sentirait vite exclu d’un univers qui n’est pas le sien. On peut voir Pachyderme comme un songe bâti pour qu’on ait envie de tourner les pages.
Quand on vous dit que c'est bien , faut nous croire!



mardi 15 septembre 2009

TOYZ tOyz Toyz!
















La semaine prochaine , nous allons recevoir quelques nouveaux toys!
du DIY , du cheschire...
passez en boutique dans le courant de la semaine pour découvrir tout cela!
à bientot!